Gestion de patrimoine, pensez-y pour votre retraite, mais pas que !

Sollier PatrimoineLa retraite est un sujet brûlant d’actualité. Il parait de plus en plus évident de s’y préparer le plus tôt possible afin de se constituer des compléments de revenus qui viendront compenser des retraites dont les montants risquent d’être figés. Mais la gestion d’un patrimoine va au-delà de la question des retraites. Optimisation fiscale, transmission, assurance vie… tous les âges sont concernés !

Nous avons rencontré Ludovic Sollier, Conseil en Ingénierie Fiscale & Patrimoniale à Guyancourt et membre du Pôle Services de Convergences.

Ludovic Sollier

Ludovic Sollier

Ludovic, la gestion de patrimoine, qu’est-ce que c’est ?

La gestion de patrimoine concerne effectivement la préparation d’une retraite mais aussi la préparation de la transmission d’un patrimoine personnel ou d’une entreprise. Pour celles-ci, le pacte Dutreil par exemple permet, sous certaines conditions, de faire bénéficier la transmission d’une entreprise familiale d’une exonération de droits de mutation à titre gratuit à concurrence des trois-quarts de sa valeur.

La gestion de patrimoine c’est aussi la fiscalité, l’optimisation des biens et des placements, sachant qu’aujourd’hui des milliards dorment sur des comptes déficitaires comme les livrets, voire même des comptes courants !

C’est aussi la protection de la famille car tout votre patrimoine entrera un jour en succession. Le BA-BA c’est l’assurance-vie ! Même les enfants peuvent avoir une assurance-vie dès leur naissance !

Enfin la loi PACTE de 2019 apporte des améliorations dans de nombreux domaines comme la transmission d’entreprises familiales à titre gratuit ou une meilleure accessibilité de l’épargne retraite.

La gestion de patrimoine est un sujet complexe en perpétuelle évolution, comment te tiens-tu informé ?

C’est toute la complexité de mon métier et un simple particulier ne peut pas être au courant de tout. Il faut se tenir informé en permanence, aller chercher les nouveautés. Je m’appuie sur mes mandants avec des réunions d’information et de discussion 2 à 3 fois par mois et je fais de la veille sur tous ces sujets 30 mn à 1 heure par jour.

Comment es-tu venu à cette activité ?

J’étais ingénieur télécom quand j’ai été licencié à 51 ans, « à l’américaine » en 3 minutes. Je payais beaucoup d’impôts et depuis une quinzaine d’années je faisais de l’optimisation fiscale pour mon propre compte en diversifiant les placements. J’ai donc décidé de valoriser cette expertise personnelle et de retourner à l’école afin d’obtenir les certifications nécessaires.

Car ce métier exige de solides compétences qui doivent être validées et il vaut mieux éviter ceux qui ne les ont pas.

Je suis certifié :

  • IOBSP : Intermédiaire en Opérations de Banque et de Services de Paiement
  • IAS : Intermédiaire en Assurance enregistré à l’ORIAS (Registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance).
  • CIF (Conseil en Investissements Financiers) dont l’activité est contrôlée par l’Autorité des marchés financiers.

C’est donc un métier très encadré.

Peut-on envisager différemment la gestion de patrimoine selon sa tranche d’âge ?

Absolument ! Il n’y a pas de profil type mais on n’a pas les mêmes objectifs à 25 et à 50 ans !

A 25-30 ans on pense aux enfants qui vont arriver, à payer moins d’impôts et à investir un peu dans la pierre, à 40 ans on se demande comment financer les études des enfants, à 50-55 ans, la maison est payée, les enfants sont élevés on pense à la retraite, à 65 ans à transmettre son patrimoine et anticiper une éventuelle dépendance…

Y a-t-il une limite d’âge au-delà de laquelle la cause est perdue ?

Pas du tout ! Je viens d’ouvrir une assurance vie à une personne de 96 ans, en prévision d’une succession qui va fatalement arriver !

Pensez que tout ce qui est au-delà de 100 K€ dans un patrimoine, y compris ce qui traine sur des comptes bancaires, va être taxé à 20 ou 30 % en succession et que si vous ne pensez pas à en profiter vous-même pensez à vos enfants et même petits-enfants.

Quels services proposes-tu ?

Je travaille avec des mandants eux aussi certifiés. Ce sont des cabinets conseils avec qui j’ai signé un mandat et qui m’apportent des contacts, des partenaires bancaires, assurances et immobiliers.

Ce sont eux qui me rétribuent, je ne suis pas payé par ceux qui me consultent et pour qui je mets en place des solutions.

Après étude, en fonction du profil du client, de ses objectifs, de son appétence aux risques, je vais proposer les solutions d’investissements et de placements les mieux adaptées. Le panel est assez large en passant par des SCPI (Société Civile en Placement Immobilier, la pierre « papier »), des FCPI (Fonds Communs de Placement dans l’Innovation), des FIP (Fonds d’Investissements de Proximité), des PER (Plan d’Epargne Retraite qui est le remplaçant du PER et du Madelin), de l’assurance vie haut-de-gamme, de la LODEOM (aide à l’investissement outre-mer : ancienne loi Girardin Industrielle), des investissements dans l’immobilier neuf (Pinel, LMNP Bouvard ou Amortissement en résidences services étudiants, seniors, EHPAD, tourisme, affaires), ou dans l’ancien (Malraux, Monuments Historiques, Déficit Foncier) ou encore dans des niches plus atypiques comme le GFF (Groupements Forestiers Français), les GVF (Groupements Viticoles Français), les œuvres d’art, etc.

Comment travailles-tu ?

Généralement après une petite discussion au téléphone, lors d’une rencontre impromptue durant laquelle on identifie un besoin/objectif particulier, on se fixe un premier rendez-vous de 1h30 à 2 heures où on met tout sur la table : situation familiale, revenus, charges, biens immobiliers, placements, crédits, impôts, objectifs, appétence aux risques etc. afin de remplir un relevé d’information patrimoniale. Je brosse également un tableau de toutes les possibilités.

Après une analyse approfondie je propose des préconisations selon plusieurs priorités dans un deuxième rendez-vous, avec des simulations et une échelle des risques pour chaque option envisagée.

A partir des choix ou des orientations prises je réalise et chiffre une étude bancaire avec mes mandants.

J’accompagne ensuite le client dans ses souscriptions et ses réservations, le tout gratuitement puisque je suis rémunéré par mes mandants de façon transparente pour le client.

Quels budgets pour quels résultats ?

Diversifiez ! Ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier.

On a aujourd’hui des assurances vie sans ticket d’entrée qui démarrent à 50 €/mois. Mais une assurance vie n’est vraiment intéressante qu’après 8 ans de souscription. D’une façon générale, beaucoup de placements ne sont pas bloqués mais leur fiscalité est plus lourde et leur rendement moindre si on débloque trop tôt, tout en restant largement supérieur au rendement d’un livret A.

Les résultats dépendent aussi des risques pris selon la volonté du client. Les placements les plus risqués sont aussi ceux qui rapportent le plus sur le long terme.

Un placement à risque moyen va servir du 3%, un risque plus élevé du 8%.


Voila, Ludovic Sollier est à votre disposition, sans engagement, afin d’approfondir la question que nous n’avons fait qu’effleurer ici !

Patrick GERMAIN